
Joshua Nkombe
Une trajectoire tenue par la discipline : l'armée, l'écriture, puis l'engagement politique. Une même question depuis le premier jour, celle de l'État que le Congo doit construire.
Discipline, résilience et vision stratégique.

Né Joris Nkombe le 18 mars 1977 à Kinshasa, Joshua Nkombe grandit auprès d'un père officier de l'armée zaïroise et d'une mère entrepreneure.
En 1990, à treize ans, il part poursuivre ses études en France.
En 1995, comme beaucoup d'enfants de dignitaires de l'époque, il commence une formation militaire en vue de rejoindre la Division spéciale présidentielle, chargée de la protection du président Mobutu. La chute du régime en 1997 interrompt ce parcours. Il en tire une leçon qu'il n'oubliera pas : un pouvoir qui repose sur un seul homme tombe avec lui. Il reste en France et poursuit à Paris des études de gestion et de commerce international.
En 2000, Manda Mobutu rassemble au sein du Rassemblement national populaire (RNP) des Congolais issus de l'ancien régime et opposés au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. Pour Joshua, Manda est un grand frère, qu'il connaît depuis longtemps. Il fait appel à lui, et Joshua entre dans l'opposition à vingt-trois ans. Il travaille ensuite auprès d'Honoré Ngbanda, ancien conseiller spécial du président Mobutu pour la sécurité. Père de plusieurs de ses amis d'enfance, Ngbanda est pour lui une figure paternelle.
Après les accords de Sun City, il rentre à Kinshasa en 2003 avec la composante des anciens Tigres katangais, à laquelle il avait été rattaché bien qu'il ne soit pas originaire du Katanga. Il réintègre l'armée nationale au grade de colonel. L'année suivante, la mort de Manda Mobutu, à Paris, le prive de celui qui l'avait conduit vers l'engagement politique.
Les élections de 2006 tendent fortement le climat à Kinshasa. En mars 2007, les hommes chargés de la sécurité de Jean-Pierre Bemba affrontent les forces présidentielles, et les combats font plusieurs centaines de morts. Des militaires sont ensuite arrêtés pour leur origine ou pour les liens politiques qu'on leur prête.
En 2008, le colonel Nkombe est conseiller du lieutenant-général Dieudonné Kayembe, chef d'état-major général des FARDC, formé comme lui en France, notamment à Saint-Cyr. Cette fonction ne dissipe pas la méfiance du régime de Joseph Kabila envers son parcours et ses origines. À la fin de l'année, averti qu'une arrestation se prépare, il quitte Kinshasa par Brazzaville et rentre en France.
Il travaille ensuite comme conseiller en sécurité et accomplit plusieurs missions en Afrique et en Afghanistan.
En 2013, il est arrêté aux Comores, puis condamné dans l'affaire de la tentative de coup d'État contre le président Ikililou Dhoinine. En détention, il réfléchit à l'état du Congo et à la faiblesse de ses institutions. C'est là que prennent forme les premières bases du Master Plan. C'est là aussi qu'il commence à porter le prénom de Joshua, adopté à la suite d'un rêve, comme d'autres chrétiens qui choisissent un nom lié à la mission qu'ils pensent avoir reçue. Joshua est la forme anglaise de Josué, celui qui, dans la Bible, conduit son peuple jusqu'à la Terre promise.
Gracié à la fin de l'année 2015, il annonce son nouveau prénom à sa famille. De retour à Paris, il se fait discret et reprend ses études, en logistique opérationnelle puis en théologie à l'Institut protestant de théologie.
L'arrivée de Félix Tshisekedi à la présidence en 2019, première transmission pacifique du pouvoir au Congo, lui redonne espoir. Mais à la fin de l'année 2021, le M23 reprend les armes dans l'est du pays, avec l'implication du Rwanda. Joshua sort alors de sa réserve. Il rassemble des Congolais du pays et de la diaspora, anciens militaires et professionnels prêts à servir, et fonde Force Nationale en 2022. Il écrit au président de la République et à plusieurs autorités pour proposer que ces compétences soutiennent la défense du pays, au lieu de confier cette mission à des sociétés militaires privées. Ses lettres restant sans réponse, il s'adresse publiquement au chef de l'État dans une vidéo. Force Nationale se donne alors un nouveau but : former les cadres capables de diriger autrement le pays, et préparer l'élection de 2028.
À partir de 2025, il publie les quatre tomes de « Congo, la Gâchette de l'Afrique », le Master Plan commencé en détention et développé pendant dix ans. C'est ce projet qu'il entend aujourd'hui soumettre aux Congolais.
« Là où d'autres se contentent de survivre, nous devons bâtir. »Joshua Nkombe
Pourquoi je m'engage.
Je m'engage parce que j'ai refusé d'accepter ce que beaucoup ont fini par trouver normal.
Les ressources du Congo alimentent des industries loin de nos frontières pendant que des millions de Congolais vivent sans électricité, sans emploi stable et sans services publics accessibles. Notre territoire occupe une place stratégique en Afrique, mais le pays peine encore à protéger ses intérêts et à faire respecter ses décisions.
La répétition de cette situation ne la rend pas acceptable.
Le problème se trouve dans l'organisation de l'État. Les politiques publiques restent souvent attachées aux personnes qui les ont annoncées. Lorsqu'un dirigeant part, une partie du travail disparaît avec lui. Les responsabilités sont mal définies, les résultats rarement évalués et des compétences utiles restent écartées.
Changer les visages au sommet n'a pas suffi. Je veux travailler sur la structure qui gouverne le pays.
Une institution doit connaître sa mission, les moyens dont elle dispose et la personne qui répondra de son action. Les citoyens doivent pouvoir consulter les budgets et vérifier les résultats. Les responsabilités publiques doivent être confiées selon des critères connus, avec une place centrale accordée à la compétence.
Pour moi, la souveraineté commence par la capacité de décider et d'exécuter. Elle exige des contrats qui protègent l'intérêt national, des ressources transformées au Congo et une défense capable de protéger le territoire. Elle doit produire des emplois, financer les services publics et préparer la génération suivante.
Le Congo possède les femmes et les hommes nécessaires. Ils travaillent dans nos provinces, dans les entreprises, au sein de nos institutions et dans la diaspora. Beaucoup agissent seuls, sans cadre commun et sans accès aux responsabilités où leur expérience serait utile.
Force Nationale a été créée pour rassembler ces compétences autour d'une direction commune. Le Master Plan donne à cette direction un contenu, une méthode et des objectifs que les citoyens pourront examiner.
Je sais que cet engagement m'expose. Il ferme des portes et m'oblige à répondre publiquement de mes choix. Je l'accepte. La responsabilité que je demande aux institutions doit aussi s'appliquer à moi.
Je prends l'engagement de contribuer à bâtir un État qui conserve sa direction lorsque les gouvernements changent, qui protège l'intérêt national et qui rend compte aux citoyens.
Ma candidature à l'élection présidentielle de 2028 portera ce projet devant les Congolais. Ils pourront le lire, le discuter et décider s'il mérite leur confiance.
Je m'engage pour que le Congo retrouve la maîtrise de son avenir.
Je ne reviendrai pas en arrière.
Une vie d'engagement.
Naissance à Kinshasa
Né Joris Nkombe le 18 mars, fils d'un officier de l'armée zaïroise et d'une mère entrepreneure.
Départ pour la France
À treize ans, il part poursuivre ses études en France.
Formation militaire
Se forme pour rejoindre la Division spéciale présidentielle. La chute du régime, en 1997, met fin à ce projet.
Entrée dans l'opposition
Rejoint le RNP de Manda Mobutu, puis travaille aux côtés d'Honoré Ngbanda.
Réintégration dans l'armée
Rentre à Kinshasa avec les anciens Tigres katangais et réintègre l'armée nationale au grade de colonel.
Conseiller du chef d'état-major
Conseiller du lieutenant-général Dieudonné Kayembe, chef d'état-major général des FARDC.
Exil
Menacé d'arrestation, il quitte Kinshasa par Brazzaville et rentre en France.
Détention aux Comores
Arrêté puis condamné aux Comores, il est gracié fin 2015. C'est en prison qu'il prend le prénom de Joshua.
Reprise des études
Études de logistique opérationnelle, puis de théologie à l'Institut protestant de théologie.
Création de Force Nationale
Face au retour du M23, il rassemble des Congolais du pays et de la diaspora, puis écrit au chef de l'État et lui parle publiquement dans une vidéo.
La collection
Publication du premier tome de « Congo, la Gâchette de l'Afrique ».
Aujourd'hui
Publie le quatrième tome et prépare, avec Force Nationale, une candidature pour 2028.


