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Tshisekedi, Kabila and Rwanda: my position on the new Congolese crisis

My position has not changed. It rests on a conviction I have defended for years: Congo must regain its sovereignty, rebuild its military power and give itself a State capable of protecting its people.

By Joshua NkombeOctober 16, 202611 min read
Tshisekedi, Kabila and Rwanda: my position on the new Congolese crisis

Depuis l’annonce de l’engagement de Joseph Kabila aux côtés de la rébellion, on me demande ma position. Certains attendent que je condamne Kabila. D’autres veulent savoir si, face à cette situation, je soutiens maintenant Félix Tshisekedi.

Ma réponse est simple. Ma position n’a pas changé. Je défends depuis des années la même conviction : le Congo doit retrouver sa souveraineté, reconstruire sa puissance militaire et se donner un État capable de protéger son peuple.

Je condamne l’agression rwandaise contre notre pays. Je condamne aussi l’idée que les ambitions politiques puissent se régler par les armes au Congo. Et je refuse que cette agression serve à faire oublier la responsabilité de ceux qui dirigent le pays depuis bientôt huit ans.

Pour comprendre ce qui arrive aujourd’hui, il faut revenir en arrière.

Comment nous en sommes arrivés là

En janvier 2019, quand Félix Tshisekedi accède à la présidence, Joseph Kabila vient de quitter le pouvoir après dix-huit ans. Les circonstances de cette alternance étaient controversées, mais les Congolais attendaient une nouvelle époque, et l’espoir était réel. La rupture entre Tshisekedi et Kabila l’a renforcé. Beaucoup ont cru que le Congo pouvait enfin sortir des vieilles rivalités et bâtir un État nouveau.

Félix Tshisekedi avait alors une occasion historique : rebâtir l’autorité de l’État, réorganiser les forces armées, préparer le pays aux menaces qui pèsent depuis longtemps sur son intégrité territoriale.

Les années ont passé. Les relations avec Kigali ont alterné rapprochement et confrontation. La situation sécuritaire s’est dégradée. Le M23 a repris ses offensives. Le gouvernement a multiplié les initiatives diplomatiques et militaires, sans jamais rétablir durablement l’autorité de l’État sur les territoires menacés.

Aujourd’hui, Joseph Kabila est de retour au centre de la crise. Un ancien président que beaucoup de Congolais rangeaient dans le passé retrouve une place dans notre vie nationale. Pourquoi ? La réponse est dans ses ambitions, oui, mais elle est aussi dans les erreurs politiques, les choix stratégiques et les faiblesses de gouvernance de Félix Tshisekedi.

Un chef d’État n’est pas responsable de toutes les menaces qui frappent son pays. Mais il répond de la manière dont il les a anticipées, des décisions qu’il a prises et des résultats qu’il a obtenus. C’est cela, la responsabilité du commandement.

Nous avions proposé de servir

Je dois rappeler ici un fait qui me concerne personnellement. Bien avant les événements actuels, j’ai engagé avec Force Nationale une démarche pour mettre des compétences congolaises au service de la défense de notre territoire. Nous avons fait des propositions aux autorités de la République. Des lettres ont été adressées aux responsables concernés.

Elles sont restées sans réponse. C’est après cela que j’ai décidé de parler publiquement.

Notre volonté était claire : contribuer à la défense du Congo, participer à la reconstruction de ses capacités militaires, permettre à des fils du pays de prendre leurs responsabilités face aux menaces extérieures. Nous ne demandions pas à l’État de renoncer à son autorité. Nous voulions que cette autorité s’appuie davantage sur les compétences nationales.

Pendant ce temps, le gouvernement a choisi de recourir à des sociétés militaires privées et à différents partenaires militaires étrangers. Je ne conteste pas toute coopération internationale. Un État peut avoir besoin d’alliés, d’équipements, d’expertises venues d’ailleurs. Ma question est simple : pourquoi n’a-t-on pas accordé une attention suffisante aux Congolais qui demandaient à contribuer à la défense de leur pays ?

Je ne dis pas que notre proposition aurait changé à elle seule le cours de la guerre. Personne ne peut l’affirmer sérieusement. Mais un pays menacé dans son existence commence par regarder les hommes et les compétences dont il dispose. La défense nationale ne se construit pas avec des solutions d’urgence les unes après les autres. Elle repose sur une doctrine, une organisation, un commandement et une volonté politique. C’est ce que nous défendions hier, et c’est ce que je défends aujourd’hui.

Le Rwanda est l’agresseur, mais cela n’explique pas tout

La responsabilité du Rwanda dans le conflit qui frappe l’Est de notre pays ne doit jamais être minimisée. Dans sa résolution 2773 du 21 février 2025, le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné les offensives du M23 et demandé aux forces rwandaises de cesser leur soutien au mouvement et de se retirer du territoire congolais. Cette dimension internationale du conflit est incontestable.

Mais reconnaître la responsabilité du Rwanda ne m’empêche pas d’examiner celle de nos propres dirigeants. Un président n’est pas seulement celui qui représente la nation devant les institutions internationales. C’est lui qui assume la responsabilité politique de la défense nationale. Il doit anticiper les menaces, préparer les institutions, organiser les moyens de défense et s’assurer que ses décisions produisent des résultats.

Depuis 2019, plusieurs choix méritent donc d’être examinés sérieusement : le rapprochement avec Kigali, la conduite des opérations militaires, le recours aux partenaires extérieurs, la gestion des ressources consacrées à la défense, la place laissée aux compétences nationales. Certaines de ces décisions ont été prises dans des circonstances difficiles, et certaines répondaient à des nécessités réelles. Elles doivent quand même être évaluées. Quand les mêmes menaces persistent, quand les populations continuent de fuir les combats, quand des territoires échappent à l’autorité de l’État, le pouvoir doit accepter que sa stratégie soit remise en question.

Désigner l’agresseur est nécessaire. Comprendre pourquoi nous n’arrivons pas à lui opposer une défense efficace l’est tout autant.

Joseph Kabila : le retour d’un passé que nous pensions dépassé

Le 12 octobre 2026, Joseph Kabila a pris la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN). C’est une nouvelle coalition politico-militaire qui remplace l’AFC/M23, annoncée comme dissoute, et dont les principaux responsables de l’ancienne coalition occupent des fonctions de direction. Plusieurs médias internationaux, dont Reuters et Associated Press, ont confirmé cette annonce.

Je mesure la gravité de cette situation. Un ancien président de la République, qui a dirigé notre pays pendant dix-huit ans, se retrouve à la tête d’une coalition qui comprend des forces engagées dans une rébellion armée contre l’État congolais.

Que Joseph Kabila critique la gouvernance de Félix Tshisekedi, c’est son droit. Mais aucun désaccord politique, même profond, ne justifie que l’avenir de notre pays se décide par les armes. Je n’ai jamais pensé que le départ de Félix Tshisekedi devait ouvrir la voie au retour de Joseph Kabila. Et je ne vois pas pourquoi le peuple congolais devrait être condamné à choisir entre ces deux hommes.

Joseph Kabila a eu dix-huit ans pour gouverner le Congo. Félix Tshisekedi exerce le pouvoir depuis janvier 2019. Leurs bilans doivent être examinés, leurs décisions discutées, leurs responsabilités établies. Le Congo ne leur appartient pas.

Je considère aussi que les faiblesses de gouvernance du pouvoir actuel ont contribué à recréer un espace politique favorable au retour de l’ancien président. Cela n’enlève rien à la responsabilité personnelle de Joseph Kabila dans les décisions qu’il prend aujourd’hui. Arrêtons de présenter la politique congolaise comme une bataille où chaque camp serait obligé de soutenir l’un pour combattre l’autre. Notre pays compte assez de femmes et d’hommes capables pour envisager une autre direction.

La Constitution doit être respectée

Certains pourraient lire mes critiques comme un appel à renverser le pouvoir. Ce n’est pas ma position. Le cycle politique de Félix Tshisekedi doit s’achever dans le respect de la Constitution. Son mandat arrive normalement à son terme en 2028, et cette échéance doit être respectée, conformément aux dispositions constitutionnelles applicables.

La guerre ne doit pas servir de prétexte pour prolonger indéfiniment un pouvoir. Elle ne doit pas non plus servir à justifier la prise du pouvoir par une rébellion armée. On ne reconstruit pas l’État congolais en détruisant les principes qui garantissent sa stabilité.

Je distingue deux questions. La première est l’avenir politique de Félix Tshisekedi et le respect de son mandat. La seconde est la conduite actuelle de la défense nationale. Sur celle-ci, nous ne pouvons pas attendre 2028. La situation demande dès maintenant un examen des choix militaires, une meilleure mobilisation des compétences nationales et une vraie responsabilité dans la gestion des moyens consacrés à la défense. Respecter le mandat présidentiel ne veut pas dire que toutes les décisions du gouvernement restent figées jusqu’à son terme. L’État doit continuer à fonctionner, et surtout il doit savoir corriger ses erreurs.

Le Congo doit se préparer à tous les scénarios

L’engagement public de Joseph Kabila à la tête d’une coalition politico-militaire change la situation. Nous n’avons plus seulement face à nous une rébellion dont les chefs viennent des mouvements armés de l’Est. Nous avons face à nous une coalition dirigée par un ancien chef de l’État, qui connaît les institutions congolaises, leur fonctionnement et une partie de leurs responsables. Cette dimension politique demande une attention particulière.

Le risque d’une extension du conflit ne peut pas être écarté. Une offensive plus large pourrait menacer d’autres régions du pays et accentuer les tensions au sein des institutions. Je ne prétends pas connaître l’issue des opérations militaires. Mais l’État doit se préparer aux scénarios les plus graves, y compris ceux qui pourraient menacer la stabilité de la capitale. Attendre qu’une menace se réalise pour commencer à y répondre serait une erreur.

La défense nationale, ce n’est pas seulement des armes et un nombre de soldats. Elle dépend de la qualité du commandement, de la discipline, de la logistique, de la cohésion des institutions et de la confiance entre les dirigeants et ceux qui servent sous leurs ordres. Une armée ne peut pas compenser durablement les faiblesses politiques de l’État qu’elle défend. C’est pourquoi la reconstruction de notre appareil de défense doit s’inscrire dans une réforme plus large de l’État congolais.

Ma proposition : reconstruire notre défense nationale

Depuis plusieurs années, je défends une défense nationale fondée sur la responsabilité des Congolais eux-mêmes. Elle repose d’abord sur une armée professionnelle, organisée, correctement équipée, placée sous une chaîne de commandement clairement établie. Elle suppose aussi que les compétences militaires congolaises, y compris celles qui se trouvent à l’étranger, puissent être identifiées, évaluées et mobilisées dans un cadre légal. C’était déjà l’esprit de notre démarche avec Force Nationale.

Combien de Congolais ont une expérience militaire, technique ou stratégique utile à la République, et ne trouvent aucun cadre institutionnel pour proposer leurs compétences ? L’État pourrait organiser un mécanisme transparent pour examiner ces propositions, vérifier les qualifications et déterminer les besoins réels des forces armées.

Il ne s’agit pas de créer une armée parallèle. La République garde le monopole de la force légitime, et toute initiative de défense doit être soumise à son autorité et aux lois qui organisent les forces armées. Mais cette autorité doit savoir écouter. Elle doit savoir reconnaître les compétences, même quand elles viennent d’hommes qui ne partagent pas les orientations politiques du gouvernement. La défense du territoire dépasse les appartenances partisanes.

Je défends aussi une politique de sécurité qui ne repose pas seulement sur des réponses militaires. Il faut restaurer l’administration dans les territoires, lutter contre les détournements de ressources publiques, améliorer les conditions de vie des militaires et de leurs familles, reconstruire la confiance des populations envers les institutions. Une victoire militaire qui ne serait pas suivie du retour durable de l’État ne réglerait pas les causes profondes de notre instabilité.

Au-delà de Tshisekedi et de Kabila

Je ne veux pas que cette prise de position soit lue comme une querelle personnelle. Mon désaccord avec la gouvernance actuelle porte sur des choix politiques et stratégiques que je juge contestables. Mon opposition à la rébellion repose sur une autre conviction : aucun dirigeant, ancien ou actuel, ne devrait traiter la force armée comme un moyen ordinaire de régler la question du pouvoir.

Le Congo a déjà payé un prix considérable pour ses crises politiques successives. Des millions de nos compatriotes ont connu les déplacements, les violences, la destruction de leurs villages, l’effondrement de leurs conditions de vie. Nous ne pouvons pas continuer à traiter leur souffrance comme une simple conséquence de la compétition entre dirigeants.

Je souhaite que les institutions congolaises retrouvent leur capacité à protéger la population, et que les responsables politiques acceptent de rendre compte de leurs décisions. Je souhaite aussi que le débat sur l’avenir du pays puisse se tenir sans que chaque critique soit aussitôt assimilée à un soutien à la rébellion. La fidélité à la République ne se mesure pas à la fidélité envers un président. Elle se mesure au respect de ses institutions, de son peuple et de sa souveraineté. C’est dans cet esprit que je continuerai à défendre mes propositions pour la reconstruction de l’État.

Devant l’histoire

J’ai consacré une partie de ma vie à réfléchir à l’avenir de notre pays, à ses institutions et à sa défense. J’ai fait des propositions. J’ai écrit aux autorités. J’ai pris position publiquement quand je l’ai jugé nécessaire. Je ne prétends pas avoir toutes les réponses. Mais je sais que le Congo ne pourra pas répondre indéfiniment aux mêmes crises avec les mêmes méthodes.

Les événements d’octobre 2026 nous obligent à regarder sérieusement notre trajectoire nationale. Comment reconstruire une armée capable de défendre durablement notre territoire, rétablir l’autorité de l’État sans sacrifier les libertés constitutionnelles, et préparer l’avenir politique du pays sans reproduire les affrontements de son histoire ? Ces questions méritent mieux qu’une opposition entre deux noms.

Ma position est celle que j’ai toujours défendue : la souveraineté nationale, le respect de la Constitution, la reconstruction de notre défense, la responsabilité des dirigeants devant le peuple. Félix Tshisekedi doit pouvoir achever son mandat dans les conditions prévues par la Constitution, sans que la guerre serve de justification à une prolongation contraire à celle-ci. Joseph Kabila doit, comme tout acteur politique, répondre de ses choix dans le respect du droit. Quant au Rwanda, les exigences de retrait de ses forces et de cessation de son soutien au M23, formulées par le Conseil de sécurité des Nations unies, doivent être appliquées.

Je continuerai à défendre une autre vision de l’État congolais, avec des institutions solides et une capacité nationale de défense à la hauteur des responsabilités de notre pays. Cette vision est écrite dans mon livre Congo, gâchette de l’Afrique : Le Master Plan. Car au-delà des hommes qui passent, il reste une nation à protéger et un État à reconstruire.

Général Joshua NKOMBE

15 octobre 2026

Sources : Reuters, 12 octobre 2026 ; Associated Press, 13 octobre 2026 ; Conseil de sécurité des Nations unies, résolution 2773 (2025).

Since Joseph Kabila announced that he has joined the rebellion, people have been asking me for my position. Some expect me to condemn Kabila. Others want to know whether, in this situation, I now support Félix Tshisekedi.

My answer is simple. My position has not changed. For years I have defended the same conviction: Congo must regain its sovereignty, rebuild its military power and give itself a State capable of protecting its people.

I condemn Rwanda’s aggression against our country. I also condemn the idea that political ambitions can be settled by force of arms in Congo. And I refuse to let this aggression be used to make people forget the responsibility of those who have been running the country for almost eight years.

To understand what is happening today, we have to go back.

How we got here

In January 2019, when Félix Tshisekedi became president, Joseph Kabila had just left power after eighteen years. The circumstances of this transfer of power were disputed, but the Congolese were expecting a new era, and the hope was real. The break between Tshisekedi and Kabila strengthened it. Many believed that Congo could finally move beyond the old rivalries and build a new State.

Félix Tshisekedi then had a historic opportunity: to rebuild the authority of the State, reorganise the armed forces and prepare the country for the threats that have long weighed on its territorial integrity.

The years went by. Relations with Kigali swung between rapprochement and confrontation. The security situation deteriorated. The M23 resumed its offensives. The government launched one diplomatic and military initiative after another, without ever lastingly restoring the State’s authority over the threatened territories.

Today, Joseph Kabila is back at the centre of the crisis. A former president whom many Congolese had consigned to the past has regained a place in our national life. Why? The answer lies in his ambitions, yes, but it also lies in the political mistakes, strategic choices and failures of governance of Félix Tshisekedi.

A head of state is not responsible for every threat facing his country. But he answers for how he anticipated them, for the decisions he took and for the results he achieved. That is what responsibility of command means.

We offered to serve

I must recall here a fact that concerns me personally. Well before the current events, I began an effort with National Force to put Congolese skills at the service of the defence of our territory. We made proposals to the authorities of the Republic. Letters were sent to the officials concerned.

They went unanswered. It was after this that I decided to speak publicly.

Our intention was clear: to contribute to the defence of Congo, to take part in rebuilding its military capabilities, and to allow sons of the nation to shoulder their responsibilities in the face of external threats. We were not asking the State to give up its authority. We wanted that authority to rely more on national skills.

Meanwhile, the government chose to turn to private military companies and various foreign military partners. I do not reject all international cooperation. A State may need allies, equipment and expertise from abroad. My question is simple: why was so little attention paid to the Congolese who were asking to contribute to the defence of their country?

I am not saying that our proposal would by itself have changed the course of the war. No one can seriously claim that. But a country whose existence is threatened begins by looking at the people and skills it has. National defence is not built with one emergency solution after another. It rests on a doctrine, an organisation, a command structure and political will. That is what we were defending yesterday, and it is what I am defending today.

Rwanda is the aggressor, but that does not explain everything

Rwanda’s responsibility in the conflict striking the east of our country must never be played down. In its resolution 2773 of 21 February 2025, the United Nations Security Council condemned the M23 offensives and called on Rwandan forces to stop supporting the movement and to withdraw from Congolese territory. This international dimension of the conflict is beyond dispute.

But recognising Rwanda’s responsibility does not stop me from examining that of our own leaders. A president is not only the person who represents the nation before international institutions. He bears the political responsibility for national defence. He must anticipate threats, prepare institutions, organise the means of defence and make sure that his decisions produce results.

Since 2019, several choices therefore deserve serious examination: the rapprochement with Kigali, the conduct of military operations, the use of external partners, the management of resources devoted to defence, and the place given to national skills. Some of these decisions were taken in difficult circumstances, and some met real needs. They must still be evaluated. When the same threats persist, when people keep fleeing the fighting, when territories slip out of the State’s control, those in power must accept that their strategy be called into question.

Naming the aggressor is necessary. Understanding why we cannot mount an effective defence against him is just as necessary.

Joseph Kabila: the return of a past we thought was behind us

On 12 October 2026, Joseph Kabila took the lead of the Front for the Refoundation of the Nation (FRN). It is a new political and military coalition that replaces the AFC/M23, which has been announced as dissolved, and in which the main leaders of the former coalition hold senior positions. Several international media outlets, including Reuters and the Associated Press, have confirmed the announcement.

I measure the seriousness of this situation. A former President of the Republic, who led our country for eighteen years, now heads a coalition that includes forces engaged in an armed rebellion against the Congolese State.

Joseph Kabila has the right to criticise Félix Tshisekedi’s governance. But no political disagreement, however deep, justifies deciding the future of our country by force of arms. I have never thought that Félix Tshisekedi’s departure should open the way for Joseph Kabila’s return. And I see no reason why the Congolese people should be condemned to choose between these two men.

Joseph Kabila had eighteen years to govern Congo. Félix Tshisekedi has held power since January 2019. Their records must be examined, their decisions debated and their responsibilities established. Congo does not belong to them.

I also believe that the governance failures of the current government have helped recreate a political space favourable to the former president’s return. This takes nothing away from Joseph Kabila’s personal responsibility for the decisions he is making today. Let us stop presenting Congolese politics as a battle in which every camp must support one man in order to fight the other. Our country has enough capable women and men to consider another direction.

The Constitution must be respected

Some might read my criticism as a call to overthrow the government. That is not my position. Félix Tshisekedi’s political cycle must come to an end in accordance with the Constitution. His term is due to end in 2028, and that deadline must be respected, in line with the applicable constitutional provisions.

War must not become a pretext for prolonging a government indefinitely. Nor must it be used to justify the seizure of power by an armed rebellion. The Congolese State will not be rebuilt by destroying the principles that guarantee its stability.

I distinguish between two questions. The first is Félix Tshisekedi’s political future and respect for his term of office. The second is how national defence is being conducted now. On that second question, we cannot wait until 2028. The situation calls right now for a review of military choices, better mobilisation of national skills and real accountability in managing the resources devoted to defence. Respecting the presidential term does not mean that every government decision must stay frozen until it ends. The State must keep functioning, and above all it must know how to correct its mistakes.

Congo must prepare for every scenario

Joseph Kabila’s public role at the head of a political and military coalition changes the situation. We no longer face only a rebellion whose leaders come from the armed movements of the east. We face a coalition led by a former head of state who knows the Congolese institutions, how they work and some of the people who run them. This political dimension calls for particular attention.

The risk of the conflict spreading cannot be ruled out. A wider offensive could threaten other regions of the country and heighten tensions within the institutions. I do not claim to know how the military operations will end. But the State must prepare for the most serious scenarios, including those that could threaten the stability of the capital. Waiting for a threat to materialise before starting to respond would be a mistake.

National defence is not only weapons and a number of soldiers. It depends on the quality of command, discipline, logistics, the cohesion of institutions and trust between leaders and those who serve under them. An army cannot make up for long for the political weaknesses of the State it defends. That is why rebuilding our defence system must be part of a broader reform of the Congolese State.

My proposal: rebuild our national defence

For several years, I have argued for a national defence built on the responsibility of the Congolese themselves. It rests first on a professional army that is organised, properly equipped and placed under a clearly established chain of command. It also requires that Congolese military skills, including those abroad, can be identified, assessed and mobilised within a legal framework. That was already the spirit of our approach with National Force.

How many Congolese have military, technical or strategic experience useful to the Republic, yet find no institutional framework through which to offer their skills? The State could set up a transparent mechanism to examine these offers, check qualifications and determine the real needs of the armed forces.

This is not about creating a parallel army. The Republic keeps the monopoly on the legitimate use of force, and every defence initiative must be subject to its authority and to the laws governing the armed forces. But that authority must know how to listen. It must know how to recognise skills, even when they come from people who do not share the government’s political views. The defence of the territory goes beyond party loyalties.

I also argue for a security policy that does not rely only on military responses. We must restore the administration in the territories, fight the misappropriation of public resources, improve the living conditions of soldiers and their families, and rebuild people’s trust in the institutions. A military victory not followed by the lasting return of the State would not resolve the root causes of our instability.

Beyond Tshisekedi and Kabila

I do not want this statement to be read as a personal quarrel. My disagreement with the current government concerns political and strategic choices that I consider questionable. My opposition to the rebellion rests on another conviction: no leader, past or present, should treat armed force as an ordinary way of settling the question of power.

Congo has already paid a heavy price for its successive political crises. Millions of our fellow citizens have suffered displacement, violence, the destruction of their villages and the collapse of their living conditions. We cannot go on treating their suffering as a mere side effect of competition between leaders.

I want the Congolese institutions to recover their ability to protect the population, and political leaders to agree to answer for their decisions. I also want the debate on the country’s future to take place without every criticism being immediately equated with support for the rebellion. Loyalty to the Republic is not measured by loyalty to a president. It is measured by respect for its institutions, its people and its sovereignty. It is in this spirit that I will keep defending my proposals for rebuilding the State.

Before history

I have devoted part of my life to thinking about the future of our country, its institutions and its defence. I have made proposals. I have written to the authorities. I have taken public positions when I judged it necessary. I do not claim to have all the answers. But I know that Congo cannot keep responding to the same crises with the same methods forever.

The events of October 2026 force us to take a serious look at our national path. How do we rebuild an army capable of defending our territory in the long term, restore the authority of the State without sacrificing constitutional freedoms, and prepare the country’s political future without repeating the confrontations of its history? These questions deserve better than a contest between two names.

My position is the one I have always defended: national sovereignty, respect for the Constitution, the rebuilding of our defence, and the accountability of leaders to the people. Félix Tshisekedi must be able to complete his term under the conditions laid down by the Constitution, without the war being used to justify an extension that would violate it. Joseph Kabila must, like any political actor, answer for his choices within the law. As for Rwanda, the demands made by the United Nations Security Council that it withdraw its forces and stop supporting the M23 must be enforced.

I will keep defending another vision of the Congolese State, with solid institutions and a national defence capability equal to our country’s responsibilities. This vision is set out in my book Congo, the Trigger of Africa: The Master Plan. Because beyond the men who come and go, there remains a nation to protect and a State to rebuild.

General Joshua NKOMBE

October 15, 2026

Sources: Reuters, October 12, 2026; Associated Press, October 13, 2026; United Nations Security Council, resolution 2773 (2025).

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